Les littératures scientifiques emploient, quelquefois de façon interchangeable, les expressions « sciences humaines » et « sciences sociales ».
Traditionnellement dans le monde francophone, mais cela peut aussi varier selon les écoles nationales et l’organisation de l’université et de la recherche, on regroupe sous l’appellation « sciences humaines » un ensemble de disciplines, souvent distinguées des sciences de la nature par leur mode de conceptualisation, étudiant les comportements et les actions des hommes, tant individuelles que collectives (psychologie, sociologie, philosophie, histoire, géographie, etc.). Les sciences humaines peuvent ainsi se définir à la fois comme l’étude des régularités des actions humaines et celle de l’homme comme sujet producteur de sens. Dans une perspective différente concernant le rapport de l’individu au groupe, les sciences sociales couvrent l’ensemble des études sur les hommes organisés en sociétés. Deux seulement de ces sciences sont enseignées à l’école fondamentale, l’histoire et la géographie. Mais la géographie est aussi un cas particulier, car son histoire est celle d’une longue fréquentation avec les sciences de la nature (géologie, pédologie, climatologie, biologie, etc.) dont elle utilise quelques-unes des méthodes qui relèvent donc de problématiques et d’épistémologies différentes. L’histoire comme la géographie intègrent aussi des contenus et des outils relevant d’autres sciences et pratiques scientifiques : philosophie, sociologie, économie, anthropologie, ethnologie, psychologie, statistique, cartographie… D’où les débats récurrents sur la conceptualisation et l’écriture dans ces disciplines. L’éducation à la citoyenneté, qu’elle soit pensée comme instruction civique ou éducation civique, a un statut singulier. Orientée vers un projet qui relève de la finalité de l’école démocratique, elle se définit dans le combat permanent pour une utopie partiellement
réalisable : une société de citoyennes et de citoyens conscients, critiques, responsables et actifs, œuvrant pour le bien commun et le bien-être individuel.

Elle s’appuie sur les contenus, les méthodes et les démarches de différentes sciences : sociologie, psychologie, droit, économie, politique, écologie, etc.
Tout en prenant en compte les réalités locales, nationales et internationales, l’éducation à la citoyenneté fait siennes les valeurs nationales et universelles, définies en général dans les déclarations des droits, universelles et nationales, et dans les constitutions nationales.